• Happy Cinéma 24.11.2009

    2012-3551221En matière de gros films à grands spectacle décérébré, Roland Emmerich est une valeur sûre. C’est l’alter ego “asexué” de Michael Bay: même méthode, même profondeur, même finesse, mais pas de Will Smith torse nu, aucune Megan Fox en position suggestive, juste des scientifiques à grosses lunettes en train de parler molécules et des présidents des USA toujours plus gentils. Peut être est-ce pour éviter le PG-13, allez savoir.

    Après Stargate, Independence Day, Godzilla, The Patriot et Le Jour d’Après, Roland Emmerich revient donc avec ce qui pourrait apparaître comme un remake dudit Jour d’Après. En effet, 2012, puisque c’est son titre, parle de la fin du monde. Ici, pas d’alien, pas de dinosaure radioactif, pas de Lara Fabian, pas de réchauffement climatique provoquant des tempêtes (?), mais des éruptions solaires qui réchauffent les neutrinos (des particules invisibles “super scientifiques”) tant et si bien que ces mêmes neutrinos deviennent solides (réaction habituelle quand on chauffe un truc, hein) et conduisent à de grosses perturbations sismiques… En gros, à cause du Soleil, la Terre pète les plombs et c’est la grosse cata. Incroyable, hein? Cette grosse cata nous est contée à travers le regard autrefois synonyme de talent de John Cusack. Acteur culte des 90s, le monsieur se complait ces derniers temps à ramasser des gros chèques dans des productions bankable. Grand bien lui fasse, voici donc le pépère en chauffeur pour milliardaire russe et futur écrivain culte post-apocalypse. Force est de reconnaître que le pépère ne quitte pas sa cravate de tout le film, qu’il soit assailli par les tremblements de terre, les boules de feu ou son ex-femme! On a envie de crier “maximum respect”.

    A ses cotés, son ex donc, mais aussi un président des Etats-Unis noir et gentil, une fille de président gentille aussi, un scientifique jeune, noir et gentil (parfait pour aller avec la fille du président, quelle chance!), un gros patron du scientifique, blanc et pas très cool, un gros russe méchant ou pas, ça dépend, la petite copine dudit gros russe pas méchante mais avec les seins refaits, ce qui est donc mauvais signe pour survivre dans un film catastrophe (la superficialité sous-jacentes aux nouveaux flotteurs peut être dommageable quand l’avenir du monde est en jeu) + un nouveau boyfriend chirurgien esthétique pour l’ex-femme de Cusack + des enfants + un petit chien. Après ça, à vous de deviner qui survit! Un indice: 2012 suit à la lettre le cahier des charges du film catastrophe.

    Concernant le cahier des charges sus-cité, soyons francs: on va voir des films comme 2012 pour rigoler, voir la terre trembler et le chien survivre. Attention spoiler:

    Posté par Joe Odom @ 23 h 38 min

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